L’histoire

La Chouette d’Or® L’incroyable épopée de la Chouette d’Or® La première édition de « Sur la Trace de la Chouette d’Or® » parut au mois de juin 1993. Régis Hauser, refusant de me suivre dans la quête d’un éditeur de renom, m’avait fait un véritable chantage pour imposer les éditions Manya dont il était l’un des principaux associés. C’était, selon lui, le seul moyen de pouvoir gérer les centaines de milliers, voire les millions d’exemplaires, qu’à l’instar de Kit Williams 15 ans auparavant, nous n’allions pas manquer de vendre. J’étais novice en la matière et j’ai fini par abandonner mes réticences quant‐à la structure des éditions Manya qui me semblait pourtant bien légère.

Tout démarra très bien, l’attaché de presse de Manya faisait bien son travail et le livre, plutôt novateur à l’époque, se vendit très bien. Il faut dire que les kilos d’or du trésor étaient aussi très stimulants. Dès les premières semaines le livre figurait parmi les meilleures ventes en France.
Conformément aux accords conclus avec Régis Hauser, je me rendis à toutes les invitations des médias, radios et télévisions, pour des interviews ou des participations à diverses émissions. Tout semblait bien parti, mais les premiers couacs n’allaient pas tarder à se produire.
J’avais refusé de connaître les solutions des énigmes pour être sûr de ne pas commettre d’impair lors de mes apparitions dans les médias, et Hauser avait exigé d’être le seul organisateur et gestionnaire du jeu. Sur le moment, je ne réalisai pas à quel point je lui donnais ainsi tous pouvoirs sur le devenir du jeu.
Peu séduit par son idée d’enterrer une plaque de plexiglas gravée à l’emplacement de la cache, j’avais fait réaliser deux tirages en bronze de la chouette, l’un pour être enfoui en lieu et place du plexiglas et l’autre pour montrer à la presse. Il s’empêtra d’abord en affirmant, contre toute logique, que c’était l’original de la Chouette d’Or® qui était enfoui. Il récidiva ensuite en affirmant qu’il ignorait l’existence des bronzes. Lorsque l’on sait que c’est le bronze enfoui, remis avant que l’original ne fut achevé, qui a servi à l’illustration de couverture du livre, on perçoit l’inutilité de son mensonge.
Le ciel finit de s’obscurcir lorsque, moins d’un an après la parution du livre, les éditions Manya firent faillite. Puis intervint le décès accidentel du gérant, Paul Duflos. A l’évidence, Robert‐Louis Stevenson veillait sur le scénario du trésor enfoui.