Le musée

MICHEL BECKER Un musée de la « CHOUETTE D’OR » ®
Dans l’ancien CHÂTEAU D’EAU DE ROCHEFORT

L’ÉDIFICE

L’histoire du bâtiment :

La construction du château d’eau de la ville de Rochefort a été fortement motivée par les grandes sécheresses de 1862 qui ont privé d’eau potable toute la population. Avant cette date Rochefort était alimentée par deux sources venues des coteaux voisins. Il est l’œuvre d’Alphonse BOURGEAT architecte de la ville et de l’arrondissement de Rochefort (1828-1879).

Quatre ans d’études (1862-1866) ont précédé l’exécution de cet édifice, réservoir à radier élevé complètement isolé, que l’on peut voir aujourd’hui intact dans sa forme mais vide de contenu. Vide d’eau bien sûr et par là même vide de sens.

Le château d’eau, de 46 mètres par 21 mètres à sa base, diffère des autres, quant-à l’aspect, en ce qu’on a ménagé derrière la façade principale une galerie de 46 mètres de longueur sur 5 mètres de largeur, éclairée par six grandes baies, ce qui lui donne une apparence de légèreté que ce genre de construction n’offre pas d’habitude. Ce passage servait de promenoir au public.

Le château d’eau a cessé d’être utilisé en 1956. Il offre une surface intérieure disponible d’environ 600 mètres carrés avec, à l’étage, une superficie équivalente correspondant aux réservoirs et une terrasse végétalisée accessible sur laquelle sont ménagées des ouvertures qui servaient d’évents aux réservoirs.

MICHEL BECKER

Né en 1950 à Angers, BECKER a réalisé de très nombreuses expositions, en France, Allemagne, Italie, Suisse, aux USA et à Monaco ou il a résidé.

Il a aussi réalisé nombre de bijoux et de montres pour les plus grands noms de la joaillerie et de l’horlogerie.

Enfin, le web regorge de pages consacrées à « La Chouette d’Or » qu’il a réalisée et dont il a peint les tableaux-énigmes. Tous les médias ont parlé de cette chasse au trésor organisée qui a duré, depuis 1993, jusqu’à la disparition des organisateurs sans que jamais la solution ne fut trouvée.

De très nombreux collectionneurs et des ventes publiques témoignent de l’intérêt porté à sa peinture. Depuis près de quarante ans, le style, parti du surréalisme, a évolué vers une figuration empreinte de lyrisme où les personnages sont multiples. C’est aujourd’hui une peinture empreinte de maturité et dont les contrastes, souvent très marqués, modèlent les plans successifs.

RAISON D’ÊTRE DU PROJET

Un bâtiment sans fonction

À l’origine réparti entre locaux techniques et promenoir public, l’édifice, une fois hors service, a progressivement abrité petits trafics et mœurs légères, ce qui a conduit la municipalité à en interdire l’accès au public en installant des grilles sur toutes les ouvertures du bâtiment.

La majesté de l’édifice s’est depuis lors teintée de mystère puisqu’on ne peut plus en découvrir l’intérieur, si ce n’est, à travers les grilles, la perspective de l’ancien promenoir.

De par sa sophistication architecturale, un tel bâtiment se prête naturellement à recevoir une activité artistique ou culturelle. Il se prête plus particulièrement à l’exposition d’œuvres d’art du fait des surfaces importantes offertes à l’accrochage de celles-ci et de la scénographie permise par la présence des nombreux piliers et perspectives en enfilades.

Un trésor sans écrin

La Chouette d’Or, dont une copie en bronze est enterrée quelque part en France, est allée, depuis vingt-deux ans, de coffre de banque en coffre de banque, n’apparaissant en public, à la télévision, qu’à deux ou trois reprises.

L’objet très médiatisé est porteur, lui aussi, de mystère et mérite un écrin permettant de l’offrir à la vue du public. Le château d’eau offre tous les atouts possibles pour ce faire.

L’intérêt est que le bâtiment et le trésor vont se valoriser l’un par l’autre et donner, en termes d’image et de notoriété, une véritable raison d’être au projet. Un vrai mariage de raison.

LA CHOUETTE D’OR

Extrait de la Gazette Drouot de Juin 2014

Or environ 3 kg – Argent environ 6.8 kg Le masque et le dessus des ailes sont en or et les trois pièces sont soudées sur le reste du corps en argent. Poids total de la chouette 9.576 kg. 500 petits diamants sertis dans le masque. Yeux en citrine et onyx – Bec en onyx. Dimensions: D’une extrémité d’aile à l’autre : 50 cm. Hauteur de l’extrémité de la queue à celle de l’aile environ 30 cm. Longueur de la tête à la queue 25 cm. Socle en zoïsite verte et noire avec veines de rubis dont elle est la roche mère – Provenance Tanzanie. Poids 8.2 kg. Poids total de l’ensemble chouette + socle 18 kg. Date de fabrication 2003.

Historique du jeu

Lancée en 1993, la chasse au trésor organisée « Sur la trace de la Chouette d’Or », est aujourd’hui la plus longue du monde. Michel Becker et son coauteur, sous le pseudonyme de Max Valentin, devaient intervenir pour le compte d’un sponsor qui s’est ensuite retiré de l’opération. Les énigmes rédigées par Max Valentin étaient prêtes, les tableaux devant illustrer le livre de cette chasse organisée avaient été peints par Michel Becker, et ce dernier a donc décidé de financer lui-même le trésor, La Chouette d’Or, et de lancer l’opération de manière privée et artisanale.

EXPOSITION PERMANENTE

Fond d’œuvres de Michel BECKER

Dans le cadre des accords pris avec la municipalité de Rochefort et de la mise en place d’un bail emphytéotique sur plusieurs décennies, une collection d’œuvres, sculptures et peintures de Michel Becker, sera maintenue en place de manière pérenne. Tous les tableaux et objets liés à la Chouette d’Or feront l’objet d’une exploitation sous forme de reproductions et d’édition d’objets dérivés dans le cadre d’une boutique dédiée.

EXPOSITIONS TEMPORAIRES

Expositions temporaires d’artistes vivants

Afin de maintenir un attrait constant sur le site de Rochefort, des expositions d’autres artistes contemporains se succéderont dans une partie des locaux réservée à cet effet.

Expositions de prestige

Sous l’égide de Monsieur Alain RENNER, Commissaire-Priseur et ancien Directeur Général de SOTHEBY’S France, des expositions de prestige d’artistes célèbres seront organisées occasionnellement dans les locaux de la fondation.

Vu d’avion, on pourrait le confondre avec l’arc de triomphe 🙂 Mais si le château d’eau 1876 fait à peu près la même surface au sol, il fait exactement le quart de sa hauteur.

Voici des vues de la maquette en bois réalisée vers 1872, lors de l’étude du bâtiment. On peut y voir les superbes infrastructures avec les contre-voûtes en berceau qui entretoisent les énormes piliers qui soutiennent les réservoirs horizontaux de l’étage.

Les très importants travaux entrepris vont permettre de dégager plus de 1500 m3 de remblai qui couvraient les tuyauteries circulant à l’origine sous le niveau du rez-de-chaussée.

Plan aquarellé de Bourgeat montrant la coupe longitudinale du bâtiment avec ses deux réservoirs d’une capacité de 1000 m3 chacun. Les eaux de l’époque arrivaient de Tonnay-Charente par un aqueduc souterrain et étaient très boueuses. En général, l’un des réservoirs était en service pendant que l’autre était nettoyé de ses boues par un équipe de fontainiers.

Vues 3D en coupe du projet actuel faisant apparaître les infrastructures existantes et les superstructures projetées selon le projet imaginé par Michel BECKER.

La tour avec ascenseur et la verrière sur terrasse imaginée par Michel BECKER.

Le dégagement des infrastructures et les travaux en cours au rez-de-chaussée.

Les réservoirs deviendront de grandes salles d’exposition.