L’origine

La Chouette d’Or® Comment est née l’idée de la Chouette d’Or® La Chouette d’Or est née d’une amitié entre deux imaginatifs ambitieux et légèrement mégalomanes. L’un industriel du luxe désireux de lancer sa marque de joaillerie, et l’autre artiste plasticien en quête de notoriété. Leur projet commun ? « SIXTINE TWO » ! Il s’agissait de créer un lieu reproduisant exactement les volumes de la Chapelle Sixtine du Vatican et qui serait entièrement peinte par Michel BECKER. Au sol seraient placées des sculptures à grande échelle reproduisant les objets de la nouvelle marque, montres, bijoux, accessoires, immortalisés dans le marbre. Idée folle, grandiose, et volonté de créer l’évènement. Architectes et maquettistes nous en ont laissé de beaux témoignages. Il fallut ensuite mandater un professionnel du marketing pour promouvoir la nouvelle marque de joaillerie et orchestrer la médiatisation et la communication autour du projet. Nous étions début 1992 et c’est ainsi qu’au hasard de recherches tâtonnantes Regis Hauser finit par être consulté. Conquis par la démesure du projet « Sixtine Two », il acheva de convaincre les deux compères du bien-fondé de la « communication évènementielle ». Mais le bonhomme avait son idée en tête et il manœuvra assez rapidement pour placer son idée de chasse au trésor comme substitut, moins onéreux, plus rapide, bref, bien mieux qu’une construction gigantesque. Si l’industriel se laissa vite convaincre par le projet Hauser, Michel BECKER n’abandonna qu’à regret « sa Sixtine ». Mais le sponsor est roi …
Le projet Hauser, calqué sur une opération identique « MASQUERADE » de l’anglais Kit WILLIAMS, lancée en 1979 et terminée prématurément dans une certaine confusion après un beau succès de librairie, s’intitulait « L’œuf du Père Méhu ». Un œuf en or était caché et un livre d’énigmes devait permettre de le trouver. L’œuf devait être le chef d’œuvre illustrant le savoir-faire du nouveau joailler. Bon, l’œuf comme objet de joaillerie … Il fut expliqué qu’une autre marque infiniment plus célèbre en avait déjà eu l’idée.
« Michel », me dit le sponsor, « trouve-moi un objet qui donne de la majesté à ma marque et l’ancre un peu dans l’histoire pour lui donner de la légitimité ». Il connaissait la particularité de ma généalogie qui fait de Henri V, Comte de Chambord et Duc de Bordeaux, mon trisaïeul. C’est ainsi qu’en souvenir de la Duchesse de Berry qui voulut lever une nouvelle chouannerie pour rétablir son fils sur le trône de France, je choisis l’oiseau qui leur avait donné leur nom : la chouette. Celle-ci, bien sûr, serait d’or.